samedi 25 avril 2026
Chronique par Éric Sery et aujourd’hui je vais vous parler du groupe TANORK.Dans le paysage foisonnant du metal extrême hexagonal,rares sont les groupes capables d’imposer une identité aussi tranchée dès leurs premiers coups de boutoir. C’est pourtant le cas de Tanork,formation bretonne née à Rennes en 2020,qui avec Diskar (sorti le 20 mars 2026) signe un deuxième album aussi frontal que viscéral.
Une claque venue de Bretagne
À peine six ans après sa formation,le trio Eflam Castrec (guitare/chant),Melaine Gautier (basse/chant) et Morgann Lavaux (batterie) continue de creuser un sillon singulier celui d’un death metal chanté intégralement en breton,loin des standards anglo-saxons du genre.
Avec Diskar,le groupe confirme une chose la langue n’est pas une barrière,mais une arme. Chaque titre résonne comme une incantation rugueuse,enracinée dans une identité culturelle forte,presque militante.
Old school,mais pas poussiéreux
Musicalement,Diskar est un hommage assumé à l’âge d’or du death metal. Les influences de Sepultura,d’Obituary ou encore de Death transpirent dans chaque riff.
Mais réduire Tanork à une simple relecture nostalgique serait une erreur. Le groupe injecte dans ses compositions une énergie moderne,presque hardcore,héritée de la scène rennaise et une efficacité redoutable.
Morceaux courts (moins de 30 minutes pour l’album entier) riffs immédiats
structures directes,sans fioritures.
Résultat,un disque compact, dense et sans temps mort.
Une violence maîtrisée piste après piste
Dès l’ouverture avec Gwad An Diaoul,Tanork impose son tempo brutal,sec,sans détour. L’album enchaîne les uppercuts avec,
* Enteuzet get Trenk, alternant groove et accélérations furieuses
* Diskar,morceau-titre à l’énergie quasi thrash
* Distrujour Hor Bed,plus technique et oppressant
* Argad,véritable rouleau compresseur old school
Le tout culminant avec Sklaved An Doueed,avant une reprise rageuse de “Slave New World” de Sepultura,parfaitement intégrée à l’ensemble.
La production reste volontairement brute,presque organique,renforçant cette impression d’assister à un concert capturé sur bande.
Une identité forte langue,jeunesse,sincérité.
Ce qui frappe le plus avec Tanork,au-delà de la musique,c’est la cohérence du projet.
Le groupe,composé de musiciens à peine sortis de l’adolescence,revendique une approche directe.
aller droit au but,frapper vite et fort.
Le choix du breton n’est pas un gimmick marketing,mais une extension naturelle de leur identité. Une manière de rappeler que le metal peut être local,enraciné et universel à la fois.
Verdict
Avec Diskar,Tanork ne révolutionne pas le death metal et c’est précisément là sa force. Le groupe réactive l’essence primitive du genre,avec sincérité et rage,tout en y injectant une identité culturelle rare.
Un album court,mais percutant
Une claque old school parfaitement maîtrisée
Une des révélations françaises les plus excitantes de la scène extrême actuelle.
Ma note de l’album mérite un bon 9/10 brutal,authentique,indispensable pour les amateurs de death metal pur et dur.
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