mardi 6 octobre 2026
La chronique de Papy Eric.Aujourd’hui,coup de projecteur sur une jeune formation indépendante qui mérite clairement qu’on tende l’oreille ECLIPSED BY SILENCE.
Originaire de la scène metal indépendante,Eclipsed By Silence construit son univers autour d’une identité sombre,mélodique et résolument personnelle. Le groupe partage régulièrement ses compositions originales,ses extraits de concerts et ses performances sur les réseaux sociaux,permettant de découvrir progressivement leur univers et leur évolution.
UNE FORMATION QUI AFFICHE SES AMBITIONS
Derrière Eclipsed By Silence,on retrouve
Charly Mattner — guitare et chant
Valentin Tffr que vous pouvez retrouver sous @vxlentin_tffr — guitare rythmique
Alexandre,@ax_lexandre — batterie
Alexy Mattner — basse
Une formation où les guitares occupent naturellement une place centrale avec une volonté de développer une atmosphère qui navigue entre puissance,mélodie,tension et obscurité.
Et c’est justement cette dualité qui donne son intérêt à leur musique l’éclipse et le silence ne sont jamais très loin l’un de l’autre.
« WALK OF THE CONDEMNED »
Le groupe nous présente son E.P. 2026 : Walk Of The Condemned.
5 titres pour environ 24 minutes de musique un format suffisamment court pour aller droit à l’essentiel,mais assez long pour installer une véritable ambiance.
01) Spirit Falls
On entre dans l’univers d’Eclipsed By Silence avec Spirit Falls,un titre qui porte déjà cette dimension sombre et contemplative suggérée par le nom du groupe.
Plus qu’une simple introduction,le morceau installe une atmosphère on plonge progressivement dans leur monde.
2)Burden Of Contemplation
Avec Burden Of Contemplation,le titre lui-même annonce la couleur la réflexion,le poids des pensées,une certaine introspection.
C’est probablement l’un des morceaux qui illustre le mieux cette notion d’ombre et de mélodie qui semble traverser l’identité du groupe.
3)Battle Of The Damned
Changement d’énergie avec Battle Of The Damned.
Le titre évoque immédiatement quelque chose de plus guerrier,plus frontal. Ici Eclipsed By Silence peut laisser parler toute la puissance de sa section rythmique et de ses guitares.
Un morceau qui porte parfaitement le côté metal de l’E.P.
4)Dark Hunt
Puis arrive Dark Hunt avec un titre qui renforce encore cette esthétique nocturne.
On retrouve cette idée de poursuite de tension de danger et d’obscurité. Le morceau participe à construire la cohérence de l’E.P. plutôt que de simplement juxtaposer cinq titres.
5)Walk Of The Condemned
Et pour terminer,le morceau qui donne son nom à l’E.P.
Walk Of The Condemned apparaît comme une conclusion logique à ce voyage dans un univers sombre et tourmenté.
Un titre qui résume finalement assez bien l’identité visuelle et musicale proposée par Eclipsed By Silence une marche dans l’obscurité,entre puissance,mélodie et tension.
UNE ATMOSPHÈRE ENTRE ÉCLIPSE ET SILENCE
Musicalement,l’univers présenté par Eclipsed By Silence peut intéresser les auditeurs qui apprécient un metal où les guitares mélodiques et les ambiances sombres ont une vraie importance.
Dans cette recherche d’atmosphère,on peut naturellement penser à différentes sensibilités du metal le metal mélodique,le heavy metal moderne,certaines approches du metal alternatif ou encore des formations qui utilisent les contrastes entre passages mélodiques et moments plus lourds.
Mais l’intérêt d’Eclipsed By Silence est justement de ne pas chercher à reproduire simplement une recette existante. Leur E.P. permet de poser les premières pierres d’une identité qui pourra encore évoluer avec les prochaines compositions.
Écoutez maintenant :
Spotify → https://open.spotify.com/album/2iIgJ0BoeY4tjaCdrN1JsL...
YouTube → https://music.youtube.com/playlist...
Le chemin est tracé. Le destin est scellé.
Oserez-vous marcher avec les condamnés ?
mardi 22 septembre 2026
La chronique de Papy Eric du groupe SAMER « Merci,bonsoir » la rage belge entre rap,metal et hardcore
Il y a des groupes qui prennent le temps de s’installer. Et puis il y a ceux qui arrivent avec l’intention claire de faire du bruit de bousculer les codes et de laisser une trace dès les premières secondes. Originaire de Belgique,SAMER appartient incontestablement à cette seconde catégorie.
Avec son premier EP,sobrement intitulé « Merci,bonsoir »le quatuor impose une identité aussi directe qu’incisive. Cinq titres,aucune volonté de s’encombrer de détours inutiles et une formule particulièrement efficace la puissance du metal,l’urgence du hardcore et le flow du rap en français.
Sorti le 5 juin 2026 chez M&O Music,ce premier format court constitue une véritable carte de visite pour le groupe. Mais surtout,il pose les fondations d’un univers musical où la rage,la tension et l’énergie urbaine occupent une place centrale.
Une rencontre explosive entre rap et metal
SAMER évolue à la croisée de plusieurs univers. Le groupe puise aussi bien dans la brutalité du metal que dans l’attitude frontale du hardcore et le caractère percutant du rap.
La guitare de Scalo constitue l’un des éléments essentiels de cette architecture sonore. Les riffs sont lourds,incisifs et conçus pour provoquer l’impact. À la basse Max vient renforcer cette sensation de puissance et donner au morceau cette assise indispensable aux compositions les plus agressives.
Derrière les fûts Jesus apporte une batterie énergique qui ne cherche pas la demi-mesure. Les rythmiques contribuent largement à cette impression de mouvement permanent,entre passages martelés et accélérations qui donnent aux morceaux leur dimension particulièrement physique.
Au sommet de cette construction sonore Greg alterne entre rap et hurlements. Cette dualité vocale est probablement l’une des signatures les plus évidentes de SAMER.
D’un côté,le débit rappé permet de développer les textes avec précision et d’installer cette dimension urbaine caractéristique. De l’autre,les cris gutturaux viennent faire exploser la tension et rapprochent naturellement le groupe de l’univers metalcore et hardcore.
Cette alternance évite surtout au groupe de s’enfermer dans une seule formule. SAMER ne cherche pas simplement à superposer du rap sur des riffs metal les deux styles semblent conçus pour fonctionner ensemble et servir une même énergie.
« Merci,bonsoir » cinq morceaux pour poser les bases
Avec seulement cinq titres « Merci,bonsoir » aurait pu n’être qu’une simple introduction. Il s’agit pourtant d’un véritable manifeste sonore.
L’EP rassemble.
* Planétaire
* Adversaire
* Corsair
* Nouvelle Ère
* Cimer
Cinq morceaux qui permettent au groupe de présenter différentes facettes de son identité tout en conservant une cohérence globale.
Le choix du format court apparaît particulièrement pertinent. Dans un univers musical où l’attention est constamment sollicitée,SAMER va droit au but. Pas question de multiplier les longueurs le groupe privilégie l’efficacité,l’impact et l’intensité.
Le titre même de l’EP « Merci,bonsoir » possède d’ailleurs quelque chose de presque provocateur. Une formule généralement associée à la fin d’un spectacle devient ici le symbole d’une musique qui semble dire voilà ce que nous avions à vous dire maintenant,prenez-le en pleine face.
Une atmosphère sombre et profondément urbaine
L’identité de SAMER ne repose cependant pas uniquement sur la puissance instrumentale.
L’univers du groupe se construit également autour d’ambiances sombres,urbaines et revendicatrices. Cette dimension donne au projet une personnalité supplémentaire et permet au rap d’occuper une place naturelle dans l’ensemble.
La langue française devient alors un véritable instrument de percussion. Les mots peuvent être débités avec rapidité,martelés ou transformés en cris. La voix ne sert plus uniquement à raconter elle participe directement à la violence musicale.
C’est cette complémentarité entre texte,rythme et agressivité sonore qui donne à SAMER une couleur particulière.
Le groupe semble vouloir capturer une forme de tension contemporaine celle d’un environnement urbain parfois oppressant,d’une époque où la colère et la frustration peuvent devenir des moteurs créatifs.
Plutôt que de chercher à adoucir cette réalité,SAMER choisit de la transformer en énergie.
Une musique pensée pour la scène
Et c’est probablement sur scène que la proposition de SAMER prend toute son ampleur.
Le groupe revendique une énergie brute,puissante et sans concession. Une caractéristique particulièrement importante lorsqu’on évolue dans le rap metal et le hardcore,deux univers où la relation avec le public fait partie intégrante de l’expérience.
Les morceaux de « Merci,bonsoir » semblent naturellement destinés à être vécus en concert.
Les riffs lourds appellent le mouvement,les rythmiques donnent envie de bouger et les passages rappés offrent des espaces où le public peut reprendre les paroles. Puis viennent les explosions vocales et les passages les plus hardcore,capables de faire basculer l’atmosphère vers quelque chose de beaucoup plus viscéral.
SAMER n’est donc pas uniquement un groupe à écouter c’est un groupe à vivre.
Cette dimension scénique pourrait devenir l’un des grands atouts du quatuor au fur et à mesure de son développement.
Quatre musiciens,une seule décharge d’énergie
Derrière SAMER se trouve un quatuor qui semble parfaitement complémentaire.
Greg Chant
Il porte la dimension vocale du projet,passant du rap aux cris avec une interprétation particulièrement physique.
Scalo Guitare
Ses riffs constituent l’un des piliers de l’identité metal du groupe,entre lourdeur,agressivité et efficacité.
Max Basse
Il apporte la profondeur et la puissance nécessaires pour soutenir l’architecture sonore du quatuor.
Jesus Batterie
Véritable moteur rythmique,il contribue à cette énergie hardcore qui donne aux compositions leur caractère explosif.
La force du groupe réside justement dans cette complémentarité. Chacun occupe une fonction précise,mais l’ensemble forme surtout un bloc sonore compact et cohérent.
Une nouvelle ère pour SAMER ?
Le morceau « Nouvelle Ère »,présent sur l’EP,pourrait presque être considéré comme une déclaration d’intention.
Car « Merci,bonsoir » n’est pas seulement un premier EP. C’est le début d’une aventure.
Avec ce premier disque,SAMER présente une formule déjà clairement identifiable du rap en français,des guitares metal,une énergie hardcore,des vocaux agressifs et une volonté de ne pas édulcorer son propos.
La suite permettra de voir jusqu’où le groupe souhaite pousser cette identité.
Va-t-il accentuer la dimension metal ? Explorer davantage le rap ? Aller encore plus loin dans le hardcore ? Développer une écriture plus personnelle et plus narrative ?
Toutes ces possibilités sont ouvertes.
Et c’est précisément ce qui rend les débuts de SAMER intéressants le groupe possède déjà une identité suffisamment forte pour être reconnaissable,tout en laissant suffisamment d’espace pour évoluer.
« Merci,bonsoir » une carte de visite qui frappe fort
Avec son premier EP,SAMER ne cherche manifestement pas à impressionner par la complexité ou la démonstration technique.
Le groupe mise sur quelque chose de beaucoup plus instinctif l’impact.
« Merci,bonsoir » est court,frontal et énergique. Il mélange plusieurs cultures musicales sans donner l’impression de simplement juxtaposer des influences. Le rap et le metal deviennent les deux faces d’une même expression,tandis que le hardcore apporte cette urgence et cette brutalité qui caractérisent l’ensemble.
Pour un premier EP,la démarche est particulièrement claire présenter SAMER tel qu’il est sans filtre et sans détour.
Cinq titres pour faire connaissance.
Cinq titres pour comprendre l’état d’esprit.
Cinq titres pour entrer dans leur univers.
Et surtout,cinq titres qui donnent envie de découvrir ce que le groupe sera capable de construire demain.
VERDICT DE LA CHRONIQUE
Avec « Merci,bonsoir » SAMER signe une première carte de visite directe,agressive et profondément énergique. Le quatuor belge réussit à faire dialoguer le rap francophone avec les sonorités metal et hardcore tout en conservant une identité cohérente.
Ce premier EP ressemble moins à une simple présentation qu’à une déclaration d’existence.
SAMER est là.
Le ton est donné.
mardi 8 septembre 2026
La chronique de Papy Éric.
Le Death Metal stellaire du groupe EXOLUNE est de retour avec le titre « PLUTON » et je devais refaire une autre chronique après PULSAR le voyage bouleversant au bout de soi.
Il y a des chansons que l’on écoute. Et puis il y a celles qui nous emmènent quelque part.
« PLUTON » d’EXOLUNE appartient clairement à cette seconde catégorie. Dès les premiers mots,le morceau nous plonge dans un univers froid,désertique et presque irréel,des étendues de roche inerte,des cratères,des volcans devenus montagnes,un monde si éloigné du soleil qu’il semble avoir oublié ce que signifie vivre.
Mais derrière cette imagerie spatiale se cache quelque chose de profondément humain.
Pluton devient ici bien plus qu’une planète naine. Elle devient une métaphore de l’être humain qui s’est éloigné de lui-même.
« Si loin du soleil que tout est glacé,glacé »
Cette phrase résume à elle seule l’atmosphère du morceau. Le froid n’est pas seulement celui de l’espace,c’est celui du cœur,celui de l’absence,celui qui apparaît lorsque la lumière disparaît progressivement de notre existence.
Et soudain arrive cette question.
« Reste-t-il là,encore quelque chose,sous ce sol glacé ? »
C’est probablement l’une des grandes forces de « PLUTON ». Sous l’immensité cosmique,EXOLUNE parle de ce qui reste enfoui en nous lorsque tout semble détruit. Une émotion ? Une mémoire ? Une âme ? Un dernier signe de vie ?
Et la réponse semble être un appel.
« Retrouvez-moi. Aidez-moi. »
Quand Pluton devient le miroir de l’homme
Le morceau prend alors une dimension beaucoup plus intime.
La voix de Esthel qui s’exprime ne décrit plus seulement un paysage,elle semble chercher son propre nom,son identité,son existence.
« Comme Pluton on m’a volé mon nom »
Quelle magnifique idée.
Pluton a longtemps été considérée comme la neuvième planète du système solaire avant d’être reclassée en planète naine en 2006. Cette histoire de changement de statut donne ici une puissance symbolique particulière à la chanson que devient-on lorsque le monde décide de ne plus nous appeler comme avant ?
Le narrateur semble vivre cette même dépossession.
On lui a volé son nom.
Et avec le nom disparaissent progressivement les repères,l’identité,les souvenirs,les émotions,jusqu’à la sensation même d’être humain.
« Suis-je un humain ? Je suis perdu,je n’en peux plus »
Ce n’est plus une simple chanson mélancolique.
C’est une plongée dans la perte de soi.
Une solitude à l’échelle de l’univers
Ce qui frappe également dans « PLUTON »,c’est la manière dont EXOLUNE utilise l’espace pour amplifier la solitude.
Neptune.Kuiper.Pluton.
Tout semble immense autour du personnage… et pourtant,il n’a jamais été aussi seul.
« Il n’y a personne,je suis si seul »
L’espace devient alors une représentation parfaite du vide intérieur.
Plus le décor est gigantesque,plus l’être humain paraît minuscule.
Et cette sensation atteint son paroxysme avec.
« Je perds mon âme,j’oublie mon nom/J’oublie ma femme »
Quelques mots suffisent à faire basculer la chanson dans quelque chose de profondément tragique. L’oubli n’est plus seulement celui de soi,il commence à effacer les personnes qui donnent encore un sens à notre existence.
La beauté dans les ténèbres
Pourtant,« PLUTON » n’est pas uniquement un morceau sombre.
Parce qu’au milieu de cette nuit,il subsiste une chose essentielle.
l’appel.
« Retrouvez-moi » revient comme un cri lancé dans le vide.
Et c’est peut-être là que réside toute la force émotionnelle du titre.
Quelqu’un qui demande à être retrouvé n’a pas totalement disparu.
Quelqu’un qui demande de l’aide espère encore.
Quelqu’un qui dit « je me perds » cherche encore une direction.
C’est ce contraste qui rend le texte particulièrement touchant la chanson parle de disparition,mais elle est elle-même un immense appel à la vie.
EXOLUNE signe avec « PLUTON » un morceau qui dépasse largement le simple voyage spatial.
C’est une chanson sur l’isolement,la perte d’identité,l’oubli,la mélancolie et cette terrible sensation d’être devenu étranger à soi-même.
Pluton n’est finalement qu’un décor.
Le véritable voyage se déroule à l’intérieur.
Un voyage dans les zones froides de l’âme,là où la lumière n’arrive presque plus,là où les souvenirs deviennent flous,là où l’on cherche désespérément une trace de chaleur.
Et lorsque retentit une dernière fois.
« Retrouvez-moi… Je me perds »
on comprend que le véritable message d’EXOLUNE n’est peut-être pas.
« Regardez comme je suis perdu. »
Mais plutôt.
« Même perdu dans l’obscurité,cherchez-moi encore. »
« PLUTON » EXOLUNE
Une odyssée glaciale,mélancolique et profondément humaine,où l’immensité de l’espace devient le reflet de l’immensité du vide intérieur.
Un titre qui ne demande pas seulement à être écouté.
Il demande à être ressenti.
Ma note pour le morceau sera de 19/20
Lien de la vidéo.
https://youtube.com/@exolune?si=M7PcvSbCzxEfvYwI
mardi 9 juin 2026
Chronique PAPY ÉRIC SERY Arcadia : le feu qui refuse de mourir
Arcadia,ce n’est pas un nom choisi au hasard.C’est un cri.
Un cri lancé contre l’extinction,contre l’usure,contre la tiédeur.
Un cri qui dit que le rock,le vrai,celui qui saigne et qui brûle,n’a pas dit son dernier mot.
Né à Clermont-Ferrand,au cœur d’une ville minérale et exigeante,Arcadia s’est construit dans le bruit,la sueur et l’urgence. Ici,pas de faux-semblants ni de postures un rock en français,brut et organique,qui parle d’amour quand il fait mal de colère quand elle déborde de chute quand elle devient inévitable et surtout de ce feu intérieur qui empêche de renoncer.
Sur scène,Arcadia est une décharge.
Un duo vocal homme-femme à la tension électrique,presque animale où les voix s’affrontent,sefrôlent,se déchirent parfois.Une dualité qui incarne parfaitement la musique du groupe l’équilibre instable entre la douceur et l’explosion.Autour,un mur de guitares,massif,vibrant,sans compromis.Chaque concert est traversé par une tension permanente,cette sensation que tout peut basculer à tout instant.
Arcadia joue comme on respire quand l’air manque.
Comme si chaque date était la dernière.
Le live comme champ de bataille
Depuis ses débuts,le groupe a choisi le terrain le plus exigeant celui du live.Concert après concert,Arcadia a forgé ses armes dans l’urgence,testant ses morceaux face aux corps,aux regards,au silence comme à la fureur.Deux albums sont nés de cette nécessité vitale des disques habités,marqués par l’expérience de la scène,par la vérité du jeu collectif.
En 2024,un changement de line-up vient bouleverser l’équilibre.Loin d’affaiblir le groupe,cette mue agit comme un électrochoc.Arcadia revient plus libre,débarrassé des automatismes,plus affamé aussi.Le son gagne en densité,l’intention en clarté.Le groupe ne regarde plus derrière il avance,frontalement.
Dix ans de feu,une renaissance
Pour fêter sa décennie,Arcadia choisit un lieu symbolique l’Avan.C. Une résidence pas comme une célébration nostalgique,mais comme un laboratoire Sur cette scène le groupe pose les bases d’un nouvel univers visuel brut,contrasté,habité à l’image de sa musique.Lumières tranchées,matières sombres,corps exposés.Arcadia ne cherche pas à séduire il cherche à incarner.
Un album forgé dans la matière
Le nouvel album est né loin des artifices.Il a été forgé entre les fûts du Burning Wood Studio où le son prend corps et la sueur des murs de La Tour du Sud à Royat,lieu de répétitions de doutes,de confrontations.Là où les morceaux ont été éprouvés,déconstruits,reconstruits,jusqu’à ne garder que l’essentiel.
Cet album n’est pas poli.
Il est taillé.
Sa sortie est prévue le 5 juin 2026.Une date qui n’a rien d’anodin,puisque ce soir-là,Arcadia revient là où tout a pris forme sur la scène de l’Avan.C.Une boucle se referme,une autre s’ouvre.
Arcadia,encore debout
Après dix ans,Arcadia n’a rien perdu de son urgence.
Au contraire.
Le groupe avance avec cette certitude rare que le rock n’est pas un souvenir,mais un acte présent.Un combat.Une nécessité.Arcadia ne cherche pas à durer pour durer.Il joue pour exister,ici et maintenant dans le bruit,dans la chair,dans la lumière crue des amplis.
Arcadia,c’est le feu qui refuse de s’éteindre.
Et tant qu’il brûlera,il y aura des scènes pour l’accueillir. Arcadia - Deus Ex
Date de sortie : 5 juin 2026 et sur les plateformes le 12 juin.
Label : Autoproduction / Arcadia
Genre : Rock Alternatif / Punk Rock / Rock Hexagonal
Trois albums,c’est souvent l’âge de raison,le moment charnière où un groupe confirme son identité ou prend des risques majeurs. Pour les Français d’Arcadia,ce troisième opus baptisé Deus Ex résonne comme une véritable consécration de maturité,doublée d’un cri de ralliement salvateur.
Un visuel en forme de manifeste urbain
Dès le premier coup d'œil,la pochette annonce la couleur un collage sauvage façon affiches déchirées,mêlant pop culture,coupures de presse anxiogènes (« La France à feu et à sang »,« Émeutes nuits d'enfer ») et clins d'œil vintage (le mythique Big Jim, les cigarettes Camel). Au centre de ce chaos médiatique et sociétal,un vinyle éventre l'image,surmonté des membres du groupe grimés,sourires carnassiers aux lèvres et instruments en main. Arcadia ne vient pas pour faire de la figuration,ils viennent disséquer notre époque.
Une tracklist en forme de miroir sociétal
Divisé en 10 pistes intenses,l'album s'articule comme un voyage brut à travers les névroses et les espoirs contemporains.
• L’ouverture choc .L'album démarre fort avec "J'ai vu" et "Radio",deux morceaux incisifs qui posent les bases une section rythmique basse-batterie lourde,impitoyable (enregistrée au Burning Wood Studio et mixée au Studio du Paradis),et des guitares acérées.
• Le cœur de la révolte .Avec "Bouquet d’idoles"et le très attendu "Résistance",le groupe injecte une ferveur punk-rock hautement contagieuse. Les textes,portés par une interprétation vocale habitée,égratignent le culte de l'image et appellent à l'éveil collectif.
• La pièce maîtresse .Le morceau éponyme, "Deus Ex", s'impose instantanément comme le sommet créatif du disque. Sombre,texturé et d'une efficacité redoutable,il synthétise à lui seul toute l'ambition d'Arcadia en 2026.
• L'essoufflement poétique .La seconde moitié de l'album explore des territoires plus nuancés,à l'image du superbe "Accroche-toi au vent" ou du poignant "Les Enfants Perdus",qui prouvent que le groupe maîtrise l'art de la mélodie autant que celui du riff assassin.
• Le final en apothéose .Après la tension brute de "Roulette Rousse" et "L'indécence",le disque se referme sur "Je suis",une conclusion en forme de profession de foi identitaire,puissante et fédératrice.
Verdict. Note un bon 9/10
Magnifié par l'artwork et la photographie de Yann Cabello,Deus Ex est l'album de la consécration pour Arcadia. En refusant de lisser son propos et en conservant l'urgence de l'autoproduction,le groupe livre un disque de rock en français d'une pertinence rare. C'est percutant,c'est texturé,et cela prouve que le rock hexagonal a encore de très beaux (et sombres) jours devant lui. Un indispensable de cette année 2026
samedi 6 juin 2026
La Petite chronique de Papy Éric Sery Aujourd’hui je ne vais pas parler d’un groupe mais d’un couple.
Vince et Nina,
Oui Je tiens à saluer aujourd'hui avec autant d'admiration que de respect,le travail colossal que vous accomplissez au quotidien à la tête de CHAOS UNDERGROUND.
Le milieu de la musique underground et plus particulièrement celui de la scène Metal est un écosystème exigeant qui ne vit que par la passion,l'authenticité et le dévouement. À travers votre association,vous avez su transformer cette vision commune en une force de frappe incroyable. L'harmonie et la complicité qui vous unissent en tant que couple se reflètent directement dans la réussite de votre projet,c'est votre union et votre complémentarité qui donnent à CHAOS UNDERGROUND toute son âme et son énergie.
Ensemble,vous offrez aux groupes émergents une visibilité,une scène et une voix qu'ils peinent trop souvent à trouver ailleurs. Ce que vous avez bâti à deux dépasse le simple cadre de l'organisation d'événements.
Un véritable tremplin pour les artistes qui font vivre l'esprit du Metal alternatif.
Une gestion rigoureuse et passionnée où le travail de l'un complète parfaitement l'épaule de l'autre pour porter l'association au plus haut.
Un repère de confiance où le professionnalisme s'allie toujours à l'intégrité artistique.
Une communauté soudée,fédérée autour de votre authenticité et de vos valeurs.
Votre abnégation,votre énergie inépuisable et votre capacité à porter ensemble,main dans la main,des projets d'une telle envergure forcent le respect. Vous êtes devenus un binôme incontournable,un pilier essentiel pour la survie et le rayonnement de notre scène.
Pour tout ce temps donné,pour chaque groupe que vous avez mis en lumière et pour la ferveur que vous insufflez à deux dans CHAOS UNDERGROUND,je vous dis un immense merci et vous adresse mes plus sincères félicitations.
La route est longue,mais avec la rigueur,l'amour de la musique et l'union qui vous caractérisent,l'avenir de l'association s'annonce radieux. Sachez que votre travail d'équipe est vu,reconnu et profondément estimé.
Avec toute mon amitié et mon respect.
mercredi 3 juin 2026
La chronique de Papy Éric Sery EMPIRE DE MU « ARTHEFAC » (extrait de l’album The Lotus Legacy)
Avec « Arthefac »,le groupe canadien Empire de Mu livre une pièce aussi dense qu’ambitieuse à l’image de son univers conceptuel centré sur la chute mythique du continent de Mu et le déclin spirituel de l’humanité. Le morceau,d’une durée d’environ quatre minutes,s’inscrit au cœur de l’album The Lotus Legacy,paru en février 2026.
Musicalement,« Arthefac » frappe par son alliance entre brutalité extrême et dimension théâtrale. Les riffs acérés,les rythmiques fulgurantes et les arrangements aux accents opératiques créent une tension permanente,tandis que la mise en images renforce l’impression d’assister à un rituel post-apocalyptique. Le groupe ne cherche pas seulement à impressionner par la puissance,il construit un récit où chaque séquence semble participer à une mythologie plus vaste.
La vidéo accompagne efficacement cette démarche en proposant un imaginaire sombre et symbolique,où se croisent héritage ancestral,effondrement des civilisations et quête de transcendance. L’ensemble dégage une identité forte,rare dans la scène metal extrême actuelle.
Verdict : « Arthefac » est une porte d’entrée idéale vers l’univers singulier The Lotus Legacy. Un titre qui conjugue violence sonore,sens du spectacle et ambition narrative avec une remarquable cohérence.
https://bfan.link/the-lotus-legacy
mardi 2 juin 2026
Chronique par PAPY Éric Sery ArkenStorm,New Era
Dès le premier regard,New Era impose son identité. La pochette à la fois mystérieuse et immersive,met en scène un paysage boisé plongé dans une atmosphère crépusculaire où les contrastes entre les teintes chaudes et froides symbolisent parfaitement le passage d’un monde ancien vers une nouvelle ère. Le logo d’ArkenStorm domine l’ensemble avec élégance tandis que le titre évoque immédiatement une renaissance artistique et spirituelle. Une illustration qui capte l’œil et prépare l’auditeur à un voyage intense.
Originaire d’Épinal,ArkenStorm confirme avec New Era sa volonté de s’imposer comme une formation incontournable de la scène Metal Progressif et Metalcore française. Cet album marque une étape importante dans l’évolution du groupe,proposant un équilibre remarquable entre puissance brute,technicité et profondeur émotionnelle.
Musicalement,New Era se distingue par une richesse de compositions où les riffs incisifs côtoient des passages atmosphériques soigneusement travaillés. Les influences progressives se ressentent à travers des structures ambitieuses,des changements de rythme maîtrisés et des arrangements particulièrement soignés. À cela s’ajoute une énergie Metalcore percutante,portée par des guitares massives,une section rythmique solide et des lignes vocales alternant agressivité et mélodie avec une grande efficacité.
L’un des points forts de l’album réside dans sa capacité à créer des contrastes permanents. Les moments les plus violents laissent place à des respirations aériennes qui renforcent l’impact émotionnel de l’ensemble. Cette dualité confère à New Era une identité forte et moderne,capable de séduire aussi bien les amateurs de Metal Progressif que les passionnés de Metalcore contemporain.
La production est à la hauteur des ambitions du groupe puissante,claire et équilibrée. Chaque instrument trouve sa place dans le mix,permettant d’apprécier les nombreux détails qui enrichissent les compositions. Cette qualité sonore met en valeur le travail d’écriture et souligne le professionnalisme d’un groupe en pleine maturité.
Avec New Era,ArkenStorm livre un album ambitieux,sincère et fédérateur. Plus qu’une simple collection de morceaux,il s’agit d’une véritable déclaration d’intention celle d’un groupe prêt à franchir un nouveau cap et à élargir son horizon artistique. Entre intensité,technicité et émotion,cette nouvelle œuvre démontre que la scène metal française possède encore de très belles surprises à offrir.
Note : 9/10
ArkenStorm signe avec New Era un album puissant et inspiré,porté par une identité affirmée et une pochette aussi intrigante que captivante. Une sortie qui mérite toute l’attention des amateurs de Metal Progressif et de Metalcore modernes.
jeudi 28 mai 2026
La chronique de Papy Eric Sery Le 12 juin 2026, Unexpected Calibrations dévoilera Albatross,un nouveau single qui marque une évolution importante dans l’univers du groupe. Déjà reconnu pour son metal progressif moderne mêlant puissance et précision,le collectif parisien choisit ici d’explorer un territoire plus introspectif,plus émotionnel,mais aussi plus écrasant dans ses ambiances.
Avec Albatross,Unexpected Calibrations semble repousser encore davantage le contraste qui définit son identité musicale,des passages aériens et mélodiques qui s’opposent à des montées de tension massives,presque suffocantes. Le morceau s’inscrit dans une approche progressive assumée où chaque transition paraît pensée comme une montée émotionnelle. Les influences du groupe allant d’Opeth à TesseracT en passant par Gojira résonnent dans cette volonté de mélanger lourdeur,profondeur mélodique et atmosphères immersives.
Le titre Albatross évoque immédiatement une symbolique forte celle du poids émotionnel de l’isolement ou encore de la difficulté à avancer malgré la volonté de s’élever. Cette dualité semble parfaitement correspondre à l’esthétique du groupe,qui travaille depuis ses débuts sur des thèmes liés à l’anxiété à la recherche de sens et aux contradictions humaines.
Musicalement,le single promet une expérience dense et cinématographique. Les guitares lourdes et texturées devraient côtoyer des passages plus fragiles et atmosphériques,tandis que la voix alternera intensité brute et émotion contenue. Là où certains morceaux du groupe privilégiaient l’impact immédiat,Albatross paraît vouloir installer une tension lente,presque hypnotique,avant de libérer toute sa puissance.
Avec cette sortie,Unexpected Calibrations confirme son ambition de construire un univers moderne,sombre et émotionnel,capable de parler autant aux amateurs de metal progressif technique qu’aux auditeurs en quête de morceaux plus sensibles et immersifs. Albatross pourrait bien représenter une nouvelle étape importante dans l’évolution artistique du groupe.
Ma note 8/10.
mercredi 27 mai 2026
La chronique de PAPY ÉRIC SERY CYB1RTH - L’humanité face à la machine
Depuis Toulon,CYB1RTH façonne une œuvre où le Metal moderne devient un langage de résistance.
Né en 2022,le groupe français développe une identité rare sur la scène hexagonale,un mélange de Post-Core atmosphérique de Cyber Metal massif et de modern Metal progressif porté par une vision artistique aussi cohérente visuellement que musicalement.
Le logo du groupe résume à lui seul cette philosophie,un arbre cybernétique enraciné dans la matière humaine,symbole d’un futur où la technologie et l’âme entrent en collision permanente.
Avec HØPE,premier album sorti en 2024,CYB1RTH pose les fondations d’un univers dense,cinématographique et émotionnel.
L’album oscille entre riffs écrasants,ambiances aériennes et textures électroniques oppressantes. Les compositions ne cherchent jamais la démonstration gratuite,elles racontent quelque chose. Une lutte intérieure. Une fracture moderne. Un besoin d’espoir dans un monde saturé par les machines.
La force du groupe réside dans sa capacité à juxtaposer violence et fragilité sans jamais perdre son identité.
Les guitares bâtissent des murs sonores monumentaux pendant que la voix d’Amanda alterne hurlements viscéraux et envolées limpides avec une intensité remarquable. Derrière cette puissance,la section rythmique impose un groove lourd et précis qui ancre chaque morceau dans une tension permanente.
On ressent chez CYB1RTH l’influence du Metal moderne européen,mais aussi une volonté claire de dépasser les codes du genre pour créer une expérience immersive presque futuriste.
Puis vient 2026.
Avec le single CONVERGENCE,le groupe franchit un cap artistique majeur.
Plus froid. Plus mécanique. Plus mature.
Le morceau agit comme une immersion dans un monde où l’humain et l’intelligence artificielle ne font plus qu’un. Les sonorités électroniques gagnent en importance,les structures deviennent plus progressives et la production atteint une dimension quasi industrielle.
Mais malgré cette noirceur technologique,CYB1RTH conserve ce qui fait sa singularité,une émotion profondément humaine.
CONVERGENCE n’est pas simplement un single.
C’est une évolution.
Une déclaration d’identité.
Une fusion entre rage organique et précision cybernétique.
Avec une direction artistique forte,un univers immédiatement reconnaissable et une approche ambitieuse du Metal moderne,CYB1RTH s’impose progressivement comme l’un des projets français les plus intéressants de la scène Post/Cyber Metal actuelle.
Et ce n’est probablement que le début.
lundi 27 avril 2026
Chronique par papy Éric Sery
Aujourd’hui, je vous emmène dans un voyage hors des sentiers battus,là où le metal ne se contente plus de rugir mais devient cosmique,presque mystique. Direction l’univers d’Exolune,groupe de death metal stellaire venu de Bourges,qui transforme l’espace en théâtre d’émotions sombres et vertigineuses.
Avec Exolune,chaque morceau est une orbite,chaque riff une trajectoire et chaque cri une collision entre matière et esprit. Leur concept est simple en apparence,mais redoutablement efficace donner vie aux corps célestes. Planètes,étoiles,pulsars… tout devient personnage. Mais pas des héros lumineux. Non. Ici,on parle d’entités torturées,hantées par leur propre existence,prises entre attraction et destruction.
Et au cœur de cet univers,il y a “Pulsar”.
Dès les premières secondes, le morceau te projette dans un espace froid,mécanique,presque inhumain. Le pulsar,cette étoile morte qui continue pourtant d’émettre des impulsions régulières,devient ici une métaphore puissante celle d’un être coincé entre vie et mort. Un corps qui ne vit plus vraiment… mais qui refuse de s’éteindre.
Les paroles brutes,presque incantatoires évoquent une transformation. Le corps devient terre,la conscience dérive et la violence intérieure se mêle à une étrange quête de lumière.Il y a cette idée obsédante creuser,s’enfoncer,chercher quelque chose au fond de soi,même si cela signifie se perdre.
Le growl, porté par Esthel,est impressionnant. Profond,viscéral,presque inhumain par moments,il incarne parfaitement cette entité cosmique en souffrance. Mais ce qui rend le morceau encore plus marquant,c’est l’alternance avec des passages plus mélodiques,presque hypnotiques. Comme si au milieu du chaos,une lueur persistait. Une pulsation. Une mémoire.
Le clip live de “Pulsar” est,sans exagérer,une claque. L’énergie brute du groupe y explose sans filtre. On ressent chaque vibration,chaque impact. La scène devient une extension de l’espace lui-même et le public,témoin d’un phénomène presque astrophysique.
“Pulsar”, c’est donc plus qu’un morceau. C’est une expérience. Une plongée dans un état limite où l’on oscille entre destruction et illumination. Une œuvre qui te laisse avec une question simple mais troublante et si,comme ce pulsar,on continuait à émettre… même après s’être éteint ?
Note : 9/10
Une œuvre puissante,immersive et singulière,qui confirme qu’Exolune ne joue pas seulement du metal ils sculptent des univers.
samedi 25 avril 2026
Chronique par Eric Sery
Il y a des œuvres qui s’écoutent et d’autres qui se traversent. Avec Through The Cloud,le compositeur Claude FRIDRICI signe un E.P instrumental qui ne se contente pas d’aligner des morceaux il construit une dérive émotionnelle,un voyage suspendu entre tension,mémoire et contemplation.
Dès les premières notes de The Cycle of War,l’auditeur est happé dans une mécanique presque implacable. Pulsations sourdes,nappes sombres et motifs répétitifs évoquent un cycle sans fin,où la guerre n’est pas seulement un événement,mais une fatalité humaine. FRIDRICI ne cherche pas l’épique il privilégie une approche introspective,presque clinique,qui glace plus qu’elle ne submerge.
Puis vient Test of Time,pièce charnière de l’EP. Ici le temps devient matière sonore. Les textures s’étirent,se délitent,comme si chaque note portait le poids des années. L’écriture est minimaliste mais précise et rappelle que la patience peut être une forme de tension. C’est une musique qui respire lentement,mais profondément.
Avec Sceptical,le doute s’installe. Plus nerveux,plus fragmenté,le morceau joue sur les ruptures et les silences. On y perçoit une hésitation constante,un refus de se fixer. FRIDRICI semble questionner ses propres motifs,déconstruire ses certitudes musicales. Le résultat est troublant,presque inconfortable et c’est précisément ce qui le rend fascinant.
Le cœur émotionnel de l’EP se dévoile avec Train of Melancholy. Comme son nom l’indique,c’est une traversée mélancolique,mais jamais pesante. Le thème principal,délicatement exposé,évoque un voyage solitaire,un paysage qui défile sans destination claire. Ici la musique touche à quelque chose d’universel la nostalgie sans objet précis.
Enfin,la pièce éponyme Through The Cloud clôt l’ensemble avec une élévation presque lumineuse. Après les tensions et les doutes, cette composition apporte une forme d’apaisement. Les harmonies s’ouvrent,les textures s’éclaircissent,comme si l’on perçait enfin une couche nuageuse dense pour retrouver la clarté. Ce n’est pas une résolution totale,mais une respiration.
Avec Through The Cloud,Claude FRIDRICI propose une œuvre cohérente,exigeante qui s’adresse autant à l’émotion qu’à l’écoute attentive. Loin des formats conventionnels,cet EP s’inscrit dans une démarche presque cinématographique où chaque morceau agit comme une scène d’un récit sans paroles.
Une chose est sûre ce projet ne cherche pas à plaire immédiatement. Il s’installe,lentement et laisse une empreinte durable comme un souvenir dont on ne sait plus très bien d’où il vient,mais qu’on ne peut plus ignorer.
Ma note 8/10
Chronique par Éric Sery et aujourd’hui je vais vous parler du groupe TANORK.Dans le paysage foisonnant du metal extrême hexagonal,rares sont les groupes capables d’imposer une identité aussi tranchée dès leurs premiers coups de boutoir. C’est pourtant le cas de Tanork,formation bretonne née à Rennes en 2020,qui avec Diskar (sorti le 20 mars 2026) signe un deuxième album aussi frontal que viscéral.
Une claque venue de Bretagne
À peine six ans après sa formation,le trio Eflam Castrec (guitare/chant),Melaine Gautier (basse/chant) et Morgann Lavaux (batterie) continue de creuser un sillon singulier celui d’un death metal chanté intégralement en breton,loin des standards anglo-saxons du genre.
Avec Diskar,le groupe confirme une chose la langue n’est pas une barrière,mais une arme. Chaque titre résonne comme une incantation rugueuse,enracinée dans une identité culturelle forte,presque militante.
Old school,mais pas poussiéreux
Musicalement,Diskar est un hommage assumé à l’âge d’or du death metal. Les influences de Sepultura,d’Obituary ou encore de Death transpirent dans chaque riff.
Mais réduire Tanork à une simple relecture nostalgique serait une erreur. Le groupe injecte dans ses compositions une énergie moderne,presque hardcore,héritée de la scène rennaise et une efficacité redoutable.
Morceaux courts (moins de 30 minutes pour l’album entier) riffs immédiats
structures directes,sans fioritures.
Résultat,un disque compact, dense et sans temps mort.
Une violence maîtrisée piste après piste
Dès l’ouverture avec Gwad An Diaoul,Tanork impose son tempo brutal,sec,sans détour. L’album enchaîne les uppercuts avec,
* Enteuzet get Trenk, alternant groove et accélérations furieuses
* Diskar,morceau-titre à l’énergie quasi thrash
* Distrujour Hor Bed,plus technique et oppressant
* Argad,véritable rouleau compresseur old school
Le tout culminant avec Sklaved An Doueed,avant une reprise rageuse de “Slave New World” de Sepultura,parfaitement intégrée à l’ensemble.
La production reste volontairement brute,presque organique,renforçant cette impression d’assister à un concert capturé sur bande.
Une identité forte langue,jeunesse,sincérité.
Ce qui frappe le plus avec Tanork,au-delà de la musique,c’est la cohérence du projet.
Le groupe,composé de musiciens à peine sortis de l’adolescence,revendique une approche directe.
aller droit au but,frapper vite et fort.
Le choix du breton n’est pas un gimmick marketing,mais une extension naturelle de leur identité. Une manière de rappeler que le metal peut être local,enraciné et universel à la fois.
Verdict
Avec Diskar,Tanork ne révolutionne pas le death metal et c’est précisément là sa force. Le groupe réactive l’essence primitive du genre,avec sincérité et rage,tout en y injectant une identité culturelle rare.
Un album court,mais percutant
Une claque old school parfaitement maîtrisée
Une des révélations françaises les plus excitantes de la scène extrême actuelle.
Ma note de l’album mérite un bon 9/10 brutal,authentique,indispensable pour les amateurs de death metal pur et dur.
samedi 11 avril 2026
Chronique par Éric Sery du groupe Parallel Minds.
Avec Parallel Minds,la scène metal hexagonale confirme une nouvelle fois sa capacité à repousser les frontières du genre. Sorti le 10 mars 2026, Cairn s’impose comme une œuvre dense,audacieuse et profondément habitée.
Dès les premières mesures,Cairn dévoile une identité sonore puissante à la croisée d’un metal progressif moderne et d’influences plus rugueuses. Le groupe navigue avec aisance entre la vélocité du thrash,des constructions prog complexes et des envolées épiques aux accents presque cinématographiques. Chaque morceau semble conçu comme une ascension,pierre après pierre à l’image du cairn qui donne son nom à l’album un repère,un symbole,une élévation.
Mais ce qui distingue véritablement cet opus,c’est sa richesse collaborative. Cairn réunit une constellation d’artistes venus des quatre coins du monde,donnant naissance à une œuvre profondément organique et multiculturelle. L’intensité tribale et spirituelle apportée par Arka’n Asrafokor et Silveira Lakoélé Atalawoè insuffle une dimension presque rituelle à l’ensemble. Ces influences africaines ne sont pas anecdotiques,elles irriguent la musique,lui conférant une énergie brute,viscérale,presque chamanique.
À cela s’ajoute la contribution de figures majeures de la scène française telles que Asylum Pyre,Muhurta et Stone Horns,qui enrichissent encore davantage la palette sonore de l’album. Chaque intervention vient renforcer la cohérence globale sans jamais diluer l’identité de Parallel Minds.
Sur le plan émotionnel,Cairn oscille entre tension et élévation. Les rythmiques incisives se heurtent à des passages plus aériens,presque contemplatifs,créant un équilibre subtil entre chaos et maîtrise. La production moderne met en valeur chaque détail,tout en conservant une chaleur organique qui évite l’écueil du metal trop clinique.
En définitive,Cairn n’est pas simplement un album de metal progressif,c’est une œuvre immersive,un voyage sensoriel et spirituel. Parallel Minds y affirme une vision artistique forte,capable de fédérer des influences multiples sans jamais perdre en cohérence. Une sortie marquante qui pourrait bien s’imposer comme une référence du metal moderne.
Ma conclusion de la note: un bon 10/8,5
mercredi 8 avril 2026
Chronique par Éric Sery MUERTISSIMA – Prophecy (2026)
Il y a des albums qui sentent la poussière des catacombes dès la première seconde.Prophecy,de MUERTISSIMA,fait clairement partie de cette catégorie. Le groupe français s’inscrit sans détour dans la tradition du old school death metal moderne.
Dès “Kings of Maleficience”,le ton est donné un riffing tranchant,presque martial,porté par une batterie sèche et directe. On pense immédiatement à l’âge d’or du death des années 90,mais sans tomber dans la simple imitation.MUERTISSIMA injecte une forme de brutalité moderne,plus compacte,plus étouffante.
Avec “I Sleep with Demons”,le groupe plonge dans quelque chose de plus malsain. Les tempos ralentissent par moments,laissant respirer une ambiance doom latente qui renforce le côté rituel du morceau. La voix,caverneuse et habitée,agit comme une incantation.
Le surprenant “Rich Bitch” casse légèrement la dynamique avec une approche plus directe,presque punk dans l’énergie. Un titre court,sale,efficace, qui prouve que le groupe sait aussi aller droit au but sans perdre son identité.
« Echoes of Attenborough » séduit autant par la singularité de son titre que par la finesse de sa construction musicale. L’introduction,épurée et entièrement portée par le piano,met en lumière la collaboration avec Feat Erroiak,apportant une atmosphère à la fois intime et captivante dès les premières notes.
Le morceau “V.I.L is for VILe Hate” est une véritable déflagration rapide,violent,sans concession. C’est probablement l’un des titres les plus agressifs du disque,taillé pour le live avec un sens du chaos parfaitement maîtrisé.
Avec “Hate Eternal”,MUERTISSIMA rend hommage à une certaine tradition du death ultra brutal. Blast beats et riffs en rafale s’enchaînent,mais toujours avec cette production volontairement crue qui empêche toute surenchère clinique.
“The Rain” apporte une respiration sombre et mélancolique. Plus lent,presque hypnotique,il installe une ambiance pesante qui évoque la décomposition lente plutôt que la violence frontale.
Le très nerveux “Locura” relance la machine avec une énergie frénétique. Court et incisif,il agit comme une montée d’adrénaline au cœur de l’album.
“From Undead to Oblivion” s’impose comme un des morceaux les plus aboutis. Il synthétise parfaitement toutes les facettes du groupe brutalité,ambiance,variations rythmiques et une vraie narration sonore.
Enfin, “Pachacamac” clôt l’album sur une note presque mystique. Les influences tribales et les textures plus atmosphériques donnent une dimension rituelle et archaïque,comme une cérémonie finale qui scelle le sort de l’auditeur.
Verdict,
L’album Prophecy,de MUERTISSIMA ne cherche pas à réinventer le death metal et c’est précisément sa force. Le groupe creuse profondément dans ses racines pour en extraire quelque chose de sincère,sombre et viscéral. Un album qui respire l’authenticité,destiné aux amateurs de sonorités brutes,loin des productions trop polies.
Un disque qui ne demande pas à être compris,mais à être subi.
Ma note 8/10
samedi 28 mars 2026
Chronique par Éric Sery ARKAM - Straitjacket briser le silence,retrouver son visage.
Avec “Straitjacket” le groupe ARKAM ne se contente pas de livrer un nouveau clip il prolonge une réflexion entamée avec “Silence” et la pousse dans une dimension bien plus sombre,intime et universelle.
Là où “Silence” érigeait le mutisme en arme un choix stratégique,presque puissant Straitjacket en révèle les conséquences.Se taire,oui… mais jusqu’à disparaître soi-même ? C’est précisément cette frontière que le morceau explore avec une intensité émotionnelle rare.
Une descente dans l’effacement de soi.
Le cœur du titre repose sur une idée brutale se perdre pour être aimé.
Se modeler,s’éteindre,se contraindre jusqu’à ne plus ressentir.
La métaphore centrale celle de la camisole est particulièrement forte.Ce qui était au départ une protection devient une prison.Une armure se transforme en piège,cousu de compromis de peur et d’émotions étouffées.
“Straitjacket” capte ce moment précis où l’on réalise que survivre n’est plus vivre. Où le silence,autrefois refuge,devient étouffement.
Un clip dystopique d’une redoutable efficacité
Visuellement le clip imaginé par Bastien Mortreux donne corps à cette idée dans un univers post-apocalyptique glaçant.
Tout commence avec une enfant,assise face à une télévision,le visage dissimulé derrière un masque blanc.Ce point de départ est essentiel l’innocence confrontée à la norme.
À l’écran un monde uniforme défile,des visages masqués,des émotions absentes,une humanité standardisée.Chaque chaîne renforce cette sensation d’uniformisation totale.Le masque devient alors bien plus qu’un accessoire il incarne la camisole évoquée dans la chanson.Une contrainte sociale invisible, mais omniprésente.
Le détail qui fissure tout.
Certains masques laissent couler de la peinture depuis les yeux.
Un détail visuel marquant presque dérangeant qui agit comme une vérité impossible à contenir.
Même dissimulée,l’identité finit toujours par fuir.
C’est là que le clip bascule.
L’électrochoc ARKAM comme rupture.
Au milieu de cette monotonie surgit une anomalie un signal différent.
Un clip du groupe ARKAM apparaît.
À l’écran,Julie retire son masque.
Un geste simple,mais d’une puissance radicale.Ce n’est pas seulement une libération c’est un refus.Refus de se cacher,refus de se conformer,refus de disparaître.
Dès les premières images du clip,cette intention est posée clairement Julie écrase son masque sous son pied.Un acte de rupture net,presque violent,qui agit comme un manifeste.
Une liberté contagieuse
Ce geste ne reste pas isolé.
Il devient transmission.
Face à son écran,la petite fille comprend.Ce qu’elle voit n’est plus seulement une image c’est une possibilité. Une alternative à ce monde figé.
Et dans le dernier mouvement du clip,elle retire à son tour son masque.
Conclusion,un clip manifeste
“Straitjacket” n’est pas seulement une suite logique à “Silence”.C’est sa réponse,son antidote.
Là où le silence enferme,l’affirmation libère.Là où la protection devient prison,le rejet devient renaissance.
ARKAM signe ici un clip fort,cohérent et profondément humain,qui dépasse le simple cadre musical pour toucher à une question essentielle,jusqu’où est-on prêt à s’effacer pour être accepté et à quel moment décide-t-on de revenir à soi ?
mardi 24 mars 2026
Chronique de la semaine par Éric Sery avec le groupe français BACKSLAIN.
Album Wicked Visions of a Blind Soul sortie en (2024)
Originaire de Cambrai,BACKSLAIN déboule avec un premier album qui sent la cendre,la rage et les ténèbres.Wicked Visions of a Blind Soul est une plongée brutale dans un univers où le death metal moderne flirte avec des ambiances presque apocalyptiques.Dès les premières secondes,le ton est donné ici, pas de concession,juste de la noirceur pure.
Une ouverture suffocante
Wretched Fate lance les hostilités avec une violence maîtrisée.Riffs acérés,batterie martelée sans relâche et un chant abyssal qui évoque la fatalité.
On enchaîne avec Unburied Dead encore plus oppressant,où le groupe joue sur une lourdeur écrasante et des breaks malsains.
Entre brutalité et atmosphère
The Inflamed Souls et Death From Above montrent une autre facette du groupe plus dynamique,presque thrash dans l’intention,mais toujours avec cette aura sombre omniprésente.
Sovereign Sore impose un groove pesant,presque hypnotique,tandis que Dead Inside enfonce le clou avec une ambiance nihiliste et suffocante.
Le ventre de l’album
28 Days surprend par son côté plus narratif,presque cinématographique avec des montées en tension efficaces.
Summoning porte bien son nom,ambiance rituelle,lente montée en puissance,comme une invocation maléfique.
Descente finale dans les ténèbres
Hollow Man est un des morceaux les plus marquants,sombre,désespéré, avec une intensité émotionnelle rare dans le genre.
Enfin,le morceau titre Wicked Visions of a Blind Soul conclut l’album de manière magistrale long,lourd,presque doom dans certaines séquences,il résume parfaitement l’identité du groupe.
Verdict
BACKSLAIN frappe fort avec ce premier opus.L’album est cohérent,sombre et puissant,oscillant entre brutalité frontale et atmosphères pesantes.Une vraie identité se dégage,ce qui est loin d’être évident pour un premier disque.
Un album qui devrait parler aux fans de death metal moderne,mais aussi à ceux qui recherchent une ambiance lourde et immersive.
Ma note de cette première galette 8,5 / 10
Un premier coup de massue prometteur.BACKSLAIN est clairement un groupe à surveiller de très près dans la scène française.
mardi 17 mars 2026
Chronique par Éric Sery. Aujourd’hui je te présente un album de 2025 Fool’s Game
par le groupe français Mainkind
Avec Fool’s Game,le groupe Mainkind revient en force avec un Hard-Rock classique et encore de très beaux jours devant lui.Fondé en 2006 par le batteur Tony Treynel,le combo s’est forgé au fil des années une identité profondément ancrée dans le Hard-Rock des années 80,quelque part entre énergie glam,riffs incisifs et refrains taillés pour la scène.
Fool’s Game marque un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe avec un line-up solide.
Un album taillé dans l’ADN du Hard-Rock.
Dès l’introduction,Fool’s Game pose le décor une ambiance de casino avec dés qui roulent et cartes distribuées,comme une métaphore du rock un jeu dangereux où il faut savoir miser gros.
Très vite,les guitares prennent le pouvoir. “Feelin’ Free” lance l’album avec une énergie immédiate riffs accrocheurs,refrain fédérateur et un chant puissant qui rappelle les grandes heures du Hard-Rock US.On sent clairement l’influence des groupes mythiques comme Guns N’ Roses,Mötley Crüe ou Poison,dont Mainkind revendique l’héritage.
Les guitares de Vince Lawry et Bucky Tannen déroulent des riffs tranchants et des solos mélodiques tandis que la section rythmique basse-batterie maintient une puissance constante qui donne envie de monter le volume.
Des titres efficaces et variés
L’album s’écoute comme une virée nocturne sur l’autoroute,vitres ouvertes et radio à fond.Plusieurs morceaux marquent immédiatement.
• “On The Run Again” pur Hard-Rock nerveux et efficace.
• “Hang On Suzy” un morceau explosif avec un solo de guitare flamboyant.
• “Right Here,Right Now” un titre puissant porté par une batterie massive.
• “Paradise” un refrain accrocheur qui reste en tête.
Mais Mainkind sait aussi varier les ambiances. “I Am A Man” dévoile un côté plus acoustique et introspectif,tandis que “Sometimes”,qui clôt l’album,apporte une touche plus festive et inattendue.
Un Hard-Rock authentique et sincère
Avec Fool’s Game,Mainkind ne cherche pas à réinventer le Hard-Rock le groupe préfère en célébrer l’esprit originel.Et c’est justement ce qui fait la force de cet album. Ici,pas de production ultra-formatée ni de compromis modernes juste du rock sincère,énergique et joué avec passion.
Ce disque respire l’amour du rock,celui des concerts brûlants,des amplis poussés à fond et des refrains repris à plusieurs voix.Un album pensé pour la scène et pour les fans de Hard-Rock qui aiment quand ça joue fort et avec le cœur.
Verdict.
Fool’s Game est une véritable déclaration d’amour au Hard-Rock classique.Sans révolutionner le genre, Mainkind livre un album solide,efficace et terriblement fun,qui ravira les amateurs de riffs musclés et d’énergie live.
Ma note 8/10
Un disque à écouter fort… très fort.
dimanche 15 mars 2026
Chronique par Éric Sery
Aujourd’hui je vous emmène du côté de Nancy pour découvrir un groupe qui mérite clairement votre attention DOME.
En 2025,ils ont sorti leur EP Beyond the Scars,un concentré d’émotions sombres et d’énergie metal moderne qui mélange puissance et atmosphère.
L’EP s’ouvre avec This Time.
Dès les premières secondes,on sent une tension qui monte progressivement.Les guitares sont lourdes,la rythmique solide et le chant oscille entre intensité et mélodie.C’est une entrée en matière efficace qui pose immédiatement l’identité du groupe.
On enchaîne avec Looking For Nothing,un morceau plus introspectif.L’ambiance devient plus sombre,presque mélancolique avec un travail intéressant sur les textures de guitare.Le refrain reste bien en tête et montre la capacité du groupe à créer des atmosphères prenantes.
Le troisième titre,Waiting For The Ruin monte clairement en puissance.Ici le groupe sort les riffs les plus tranchants de l’EP.L’énergie est plus agressive,avec une batterie qui pousse le morceau vers quelque chose de plus massif.
Arrive ensuite Silence un titre qui joue davantage sur les contrastes.On passe de passages plus calmes à des explosions sonores très efficaces.C’est probablement l’un des morceaux les plus atmosphériques du disque.
Et pour clôturer cet EP Nightmare.
Un final sombre et intense qui résume parfaitement l’univers de DOME lourd mélodique et chargé d’émotion.Une conclusion solide qui laisse une vraie impression après l’écoute.
Mon verdict.
Avec Beyond the Scars,DOME propose un EP cohérent,sombre et puissant.On sent un groupe qui maîtrise déjà son identité et qui pourrait clairement faire parler de lui sur la scène metal française.
Ma note du E.P 8/10
samedi 7 mars 2026
Chronique par Éric Sery.
Aujourd’hui on parle d’un groupe français venu tout droit de Metz Coming Wolves.
Avec leur deuxième album Death To The Rotten,le groupe confirme son identité un metal moderne, puissant,sombre et sans concession.
Dès les premières secondes,on sent une production solide,des riffs lourds et accrocheurs et une énergie brute qui ne laisse aucun répit.La voix alterne entre chant agressif et passages plus mélodiques,ce qui apporte du relief à l’ensemble.
Les compositions sont efficaces,directes avec un bon équilibre entre brutalité et atmosphère.On sent une vraie maturité par rapport à leurs débuts,les morceaux sont mieux construits,plus intenses et surtout plus percutants.
“Death To The Rotten” est un album taillé pour la scène avec des titres qui donnent envie de headbanger du début à la fin.
Ma note: 8/10
Un très bon second album pour Coming Wolves,qui s’impose comme un groupe à suivre de près dans la scène metal française.
dimanche 22 février 2026
Chronique par Éric Sery
Le groupe canadien Empire De Mu,mené par la chanteuse Arianne Fleury,propose avec The Legacy Of The Lotus un album qui ne ressemble à rien d’autre dans le paysage metal.
Musicalement Empire De Mu fusionne un metal extrême rapide et agressif avec un style de chant opératique et lyrique,presque comme si une diva d’opéra chantait sur des riffs de death metal.
Ce contraste entre la violence instrumentale et la voix claire et puissante d’Arianne Fleury est la signature du groupe.
Les textes de The Legacy Of The Lotus explorent des thèmes profonds l’évolution de notre civilisation,les dangers de l’extrémisme et des questions spirituelles sur notre rapport à la planète et à l’humanité.
Un metal explosif et intense.Une chanteuse au timbre unique entre opéra et narration dramatique.Un album conceptuel et philosophique qui sort des sentiers battus.Si tu aimes les projets hors normes qui mélangent styles et émotions,The Legacy Of The Lotus est une expérience auditive singulière à découvrir.
Facebook: https://www.facebook.com/empiredemu/
Instagram: https://www.instagram.com/empiredemumtl
Spotify: https://open.spotify.com/.../artist/3njn2IMCsio8ziQL3jgHf1
Bandcamp: https://empiredemuofficial.bandcamp.com/.../the-lotus-legacy
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